Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 16:52
j'ai lu un article de "Caroline Helfter" récemment. Je souhaitais en mettre quelques extraits ici

le sujet est : le devenir des enfants adoptés

""""Le seul fait d'avoir été confiés en adoption ne garantit pas le bonheur aux enfants car ils sont marqués par le traumatisme de la séparation et parfois par des conditions de vie anténatale désastreuses

La question posée dans ce sujet est la suivante : est ce que toutes les difficultés vécues pendant la grossesse ou la prime enfant auront des conséquences à long terme, ou bien est ce que leur nouvel environnement va permettre une transformation de ces enfants?

Il est constaté que la plupart du temps l'effet d'un environnement social avantageux a un effet positif.

Les études démontrent que la réussite scolaire des enfants adoptés correspond à la moyenne de la population alors que les parents adoptifs ressentent des difficultés qu'ils estiment spécifiques.

Une étude demandée par EFA en suède sur 595 familles montre un taux de réussite nettement plus élevé chez les enfants biologiques que chez les enfants adoptés et parmi ces derniers de meilleurs résultats pour ceux qui viennent de l'étranger que pour ceux nés en France.
Au niveau du collège , la proportion d'enfants adoptés en difficulté augmente nettement selon l'âge qu'avaient les intéressés au moment de l'adoption.
C'est l'origine des adolescents qui apparait très discriminante : la quasi totalité des enfants biologiques 92% et 80% des des jeunes nées en Asie poursuivent leurs études dans l''enseignement général et technologique et décrochent le bac. En revanche, 50% des adolescents nés en Amérique Latine ou en Afrique sont orientés en cycle court.

Les enfants adoptés présentent une vulnérabilité psychique particulière surtout les enfants adoptés tardivement et principalement les garcons.

Dans la tranche d'âge 11-22 ans environ 30% des adoptés ont besoin d'une prise en charge psychiatrique contre 10% des enfants biologiques. Les problèmes se sont montrés encore plus dans l'adolescence tardive 17-22 ans . En outre, plus les jeunes adoptés vivaient dans un milieu aisé plus ils se montraient perturbés.
En revanche, aux ages de 24-30 ans il n'y avait plus beaucoup de différences entre les dultes adoptés et leurs contemporains.

Dans la sphère relationnelle, en revanche, les jeunes adultes adoptés se disntinguent nettement de la population générale : ils sont beaucoup moins nombreux à etre mariés ou à avoir une relation affective durable.  Par contre cette disparité ne se retrouve pas en matière de niveau professionnel.

Ce sont les conditions dans lesquelles ont eu lieu leur gestation et leur prime enfance qui semblent déterminantes pour rendre compte des éventuelles difficultés scolaires, problèmes de comportement et ou troubles psychiatriques.

Exemple en Corée : les enfants ont la possibilité de s'attacher à un membre de leur famille d'acceuil avant d'être adopté. En outre,c'est principalement parce que les mères sont célibataires qu'elles abandonnent leurs enfants et ces enfants n'ont donc pas connu de problèmes de prise maternelle de substances toxiques ou de pauvreté pendant leur vie prénatale et leurs premières années. Ceci est peut etre une explication à leurs meilleurs résultats scolaires comparés à des enfants adoptés d'autres origines.

Parmi ces principaux constats, le plus positif concerne l'insertion profesionnelle des jeunes adultes qui avaient entre 23 et 30 en 2001. En terme d'accès à l'emploi leur sitaution est similaire à celle de la population générale.

Au plan de la santé , il n'y a pas non plus de différence sensibles , à part une puberté plus précoce chez les jeunes filles.

Ce qui est important c'est de ne pas négliger leurs besoins de soutien scolaire et des soins psychiatriques si des problèmes se présentent.

Il n'existe pas une seule période sensible mais plusieurs , il y a donc plusieurs possibilités de rattrapage possible meme si cela semble lent et laborieux quelques fois.

les traces de traumatisme qui se sont inscrites dans la mémoire d'un enfant avant qu'il sache parler peuvent également se trouver réactivées à l'adolescence. Ces enfants sont angoissés par la prise de risque nécessaire à l'adolescence ou il faut à nouveau changer de bras et de foyer. ils ont peur de s'engager car ils craignent de devenir dépendants de la personne à qui ils vont faire une déclaration d'amour"""

voici quelques extraits qui me semblaient importants
Par sonyboy - Communauté : Aventure - adoption
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